La belle Grive mauvis, venue du Nord et de l’Est.

Par Bruno MARCHAL – Plumalia.
Textes et photos protégés par les législations en vigueur.

De passage en haltes migratoires dans l’Europe de l’Ouest, on peut la rencontrer en grands groupes composés de plusieurs espèces de grives. Elles nichent dans le Nord et dans l’Europe de l’Ouest.
Sa longueur est d’environ 21 cm pour une envergure de 34 cm.


Les grives font des haltes migratoires pour reprendre des forces. On les retrouve alors sur les arbres et arbustes à baies où on les repère grâce à leurs petits cris répétitifs.


Ici, elle pousse son petit cri entourée de belles couleurs automnales.
Elle est facilement reconnaissable à ses flancs couleurs brique et surtout à son grand sourcil blanc crème.


Les couleurs plus neutres de son dos l’a font passer inaperçue dans les feuillages.
Elle semble faire des pointes sur ce cliché.


La grive reste toujours sur ses gardes. Ses prédateurs viennent souvent du ciel.


Comme beaucoup d’oiseaux, lors de périodes sèches, cette grive n’hésite pas à prendre un bain.


Lors de son bain, elle bat des ailes dans l’eau, ce qui permet de faire des clichés différents.


Ces clichés permettent aussi de figer les mouvements de l’eau.


Comme ici aussi, avec de belles volutes.


Toujours au bain mais de face, on aperçoit ses paupières nictitantes fermées. Sa tête parait bien étroites.


La gymnastique de la grive prenant son bain, permet aussi de voir des endroits souvent cachés.
On peut apercevoir que le dessous de l’aile (hors rémiges) est de couleur cannelle ou brun/orangé clair.


La troisième paupière, appelée « membrane nictitante » chez les oiseaux, sert à protéger l’oeil, notamment des éclaboussures d’eau, comme dans le cas présent.


Ces moments d’intimité avec les oiseaux permettent aussi d’observer certaines choses que la littérature décrit, mais qu’il est rarement possible d’observer en direct : les pelotes de réjection.
Voir aussi le cliché suivant.


Cliché malheureusement un peu trouble, mais on peut y voir apparaitre, juste avant son rejet, une pelote de réjection. Les enveloppes plus dures des fruits rouges, composent probablement cette pelote.
Chez les rapaces ces pelotes sont composées d’ongles, de dents, d’os… que le système digestif ne peut pas digérer.
Chez les Martins pêcheurs, leurs pelotes comportent aussi des arêtes… logique.


Voici une dernière photo qui montre les plumes duveteuses couleur cannelle, qui débordent des flancs avec son reflet dans l’eau.
Elle mesure 23 cm de longueur de longueur pour une envergure de 34 cm environ. C’est la plus petite de nos grives.
Par comparaison, un Merle noir mesure 27 cm pour une envergure de 36 cm environ. La biométrie d’autres grives est renseignée ci-après.

Ces clichés ont été réalisé à un affût (Drink Station) du côté de Rochefort, le 31 octobre 2025.
Ce type d’affût permet vraiment de belles observations, sans déranger les oiseaux.
Les clichés ci-dessous ont aussi été réalisés à ce même affût.


Bruno MARCHAL,

Rixensart, le 11 novembre 2025.

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Pour comparaison, voici la Grive litorne avec son capuchon gris. Celle-ci mesure 28 cm de longueur pour une envergure de 40 cm environ.


La Grive musicienne qui répète 4-5 fois la même note, avec son poitrail parsemé de taches en forme de fer de lance. Sa longueur est de 23 cm et son envergure de 35 cm environ.


Voici la quatrième espèce facilement observable en Belgique, la Grive draine. Comme signe distinctif, elle a une tache foncée sur la joue. Les dessins sur sa poitrine sont plutôt de forme arrondie sur le dessus. Cette quatrième grive mesure 28 cm de longueur pour 45 cm d’envergure environ.

Ces renseignements de mesures ont été extraits de Wikipédia.