Le Bec-croisé des sapins – Loxia curvirostra – et sa particularité mandibulaire.

Parfois, il est possible de photographier les oiseaux d’assez près. C’est ici le cas à une station de nourrissage de Wavreille (Belgique).
Dans ce cas, les détails sont parfois surprenants.
Suite à ses observations et avec des preuves en images, peut-on dire que les mandibules de cette espèce sont toujours croisées dans le même sens ?

Bruno Marchal
Président de Plumalia ASBL
Textes et photos protégés par les législations en vigueur.

On commence à apercevoir quelques plumes de couleur rouge, ce jeune oiseau deviendra donc un mâle.
Ici, la mandibule supérieure passe à droite de la mandibule inférieure.
Sur ce tout jeune spécimen, impossible de le sexer avec ce type de plumage, la mandibule supérieure passe aussi à droite.
On le remarque encore mieux sur ce portrait serré, de face.
Sur cet autre jeune mâle, déjà plus rouge, la mandibule supérieure passe aussi à droite de la mandibule inférieure.
Tiens voilà que sur ce mâle adulte, la mandibule supérieure passe à gauche de l’inférieure…
C’est bien visible sur ce portrait de face.
Sur cet autre mâle adulte, la mandibule supérieure passe aussi à gauche.
La mandibule supérieure passe à droite avec ce jeune oiseau.
Il n’a pas été possible de définir si les femelles, les jeunes ou les mâles avaient un croisement soit à droite soit à gauche de la mandibule supérieure chez les becs croisés des sapins – Loxia curvirostra.
Et si simplement, l’individu avait le choix de croiser à droite ou à gauche…
D’autres avis ?
Pour pouvoir aspirer l’eau pour boire, cette espèce doit enfoncer sont bec presque en entier dans le liquide.

Photos protégées par la législation en vigueur.

Bonjour Bruno,

J’avais lu quelque part qu’il y a bien des droitiers et des gauchers chez les oiseaux.

Chez les un chevalier d’Amérique du sud qui retourne les pierres avec son bec recourbé, certains ont le bec recourbé vers la droite et d’autres vers la gauche, selon qu’ils sont droitiers ou non.

Des Huitriers pie ont le bec en ciseau ou en marteau selon leur technique de chasse aux moules. Quoique l’on pense que certains passent d’une technique à l’autre et que leur bec évolue avec leur usage : plus fin quand il faut sectionner le muscle et plus en marteau quand il faut casser la coquille.

Bonne observation.

Thierry

Deuxième intervention de Thierry,

J’ai retrouvé le nom , c’est la pluvianelle magellanique pluvianellus socialis

Un genre avec une seule espèce.

Concernant le bec, J’ai noté cette particularité pour une présentation aves.

En parcourant internet, je n’ai retrouvé qu’un endroit où l’on parle de son bec un peu relevé qui lui sert de retourner les pierres.. Nulle part je retrouve ce côte gaucher ou droitier.

Mais bon je n’ai pas passé une heure non plus.

Ce qui fait qu’il n’est pas un vrai pluvier : ses pattes très courtes et robustes  avec lesquelles elle gratte le sol.

En fait il serait plus proche des Chionis, un autre oiseau antarctique.

Photo du Pluvianelle magellanique, trouvée sur la toile et sans copyright à première vue…